Certaines affaires, par leur brutalité, rappellent que le monde du travail peut aussi être le lieu de violences inacceptables. Lorsqu’une salariée est séquestrée, menacée ou physiquement contrainte à signer une rupture conventionnelle, il ne s’agit plus d’un simple litige professionnel, mais d’un acte de violence, potentiellement qualifié de délit ou de crime, relevant du droit pénal autant que du droit du travail. Ces situations, aussi rares qu’elles puissent paraître, existent. Elles doivent être dénoncées avec force, et leurs auteurs poursuivis.
Le cabinet Rominger Avocats, engagé depuis des années dans la défense des salariés, intervient aux côtés des victimes de telles pratiques. Nous mettons tout en œuvre pour que les faits soient reconnus, les actes sanctionnés, et les droits des victimes rétablis. La rupture conventionnelle, même encadrée légalement, ne peut en aucun cas être imposée par la contrainte ou la violence.
La rupture conventionnelle : un accord, jamais une obligation
La rupture conventionnelle est un mode de rupture amiable du contrat de travail, encadré par le Code du travail depuis 2008. Elle repose sur un consentement libre et éclairé des deux parties, employeur et salarié, et donne lieu à une indemnité spécifique, ainsi qu’à l’accès à l’assurance chômage. Ce mécanisme est souvent utilisé dans un cadre apaisé, pour permettre une séparation négociée.
Mais dès lors que la salariée est forcée de signer, que ce soit sous la menace, la pression psychologique, l’intimidation ou pire encore, sous la violence physique, la rupture conventionnelle perd toute validité. Elle devient un acte vicié, obtenu sous la contrainte, et peut être annulée en justice. Pire encore, les faits peuvent constituer une infraction pénale : séquestration, violences volontaires, harcèlement moral, menaces, extorsion de signature…
Séquestration, coups, pressions : des faits gravissimes
Il arrive que des employeurs ou des supérieurs hiérarchiques, dans un climat de tension ou de conflit, cherchent à forcer un salarié à quitter l’entreprise par des moyens totalement illégaux. Dans certains cas extrêmes, on parle de séquestration de la salariée dans un bureau, de privations de liberté, de menaces, voire de coups portés pour l’obliger à signer des documents de rupture. Ces pratiques sont d’une extrême gravité, tant sur le plan juridique qu’humain.
La séquestration, définie par l’article 224-1 du Code pénal, est un crime passible de vingt ans de réclusion criminelle. Les violences physiques, même sans incapacité, constituent un délit pénal. L’extorsion de signature, l’abus d’autorité, ou encore la tentative d’intimidation sont autant de chefs de poursuite possibles.
Face à de tels faits, Rominger Avocats vous accompagne dans toutes les démarches, à la fois sur le plan pénal (plainte, constitution de partie civile, action publique) et sur le plan civil et social (demande d’annulation de la rupture, indemnisation, procédure prud’homale).
Faire annuler une rupture conventionnelle signée sous la contrainte
Même lorsqu’une rupture conventionnelle a été signée, il est possible d’agir. En cas de violence morale ou physique, ou de vices du consentement, le salarié peut saisir le conseil de prud’hommes pour demander l’annulation de la rupture, la requalification en licenciement sans cause réelle et sérieuse, voire, selon les circonstances, en prise d’acte de rupture aux torts de l’employeur.
Le délai de prescription est de 12 mois à compter de l’homologation de la rupture conventionnelle. Il est donc crucial d’agir rapidement. Le cabinet Rominger Avocats analyse votre situation en détail, vous aide à rassembler les preuves, et met en œuvre une stratégie juridique adaptée à la gravité des faits.
Accompagner les victimes dans toutes les dimensions de leur dossier
Être victime de violences au travail, qui plus est de la part de son employeur ou dans le cadre d’un processus de rupture, entraîne des conséquences psychologiques et professionnelles lourdes. Notre cabinet agit de manière globale : nous assurons votre défense, mais nous vous orientons aussi vers des partenaires médicaux, psychologues, associations spécialisées et dispositifs de protection. Nous pouvons également vous aider à obtenir une reconnaissance en tant que victime, à faire valoir vos droits auprès de l’assurance maladie ou à saisir le Défenseur des droits.
Chez Rominger Avocats, chaque dossier est traité avec écoute, rigueur et engagement. Nous croyons que le droit peut, et doit, être un outil de protection pour celles et ceux qui subissent l’inacceptable.





